Devant la menace terroriste et les violences dont sont victimes les forces de l’ordre, la sécurité intérieure est l’une des priorités du quinquennat et se traduit également par une priorité budgétaire dès 2018, avec une hausse de 1,5% pour le budget consacré aux missions de sécurité, une augmentation de 1,9% pour les crédits consacrés à l’investissement et aux matériels, la création de 10 000 emplois supplémentaires sur 5 ans, dont 7000 entre 2018 et 2020.

À cela s’ajoutent des réformes indispensables de structures de la police et la gendarmerie pour une meilleure efficacité en optimisant les moyens, en encourageant les mutualisations (éviter les doublons), en réexaminant la répartition des effectifs et des cycles horaires…

 

Dans les faits, la lutte prioritaire contre le terrorisme implique à l’État à s’adapter aux nouvelles menaces.

  • création de la coordination nationale du renseignement et de la lutte contre le terrorisme (CNRLT), l’objectif étant l’excellence opérationnelle en renforçant la coordination des services de renseignement et le partage de l’information,
  • ouverture de l’accès aux fichiers de renseignement aux agents habilités des services centraux du ministère de l’intérieur, des préfectures et des sous-préfectures,
  • dynamisation de l’opération Sentinelle avec le déploiement de 7000 militaires mobilisés et de 10 000 réservistes en cas de crise, à la fois pour participer à la sécurisation des sites vitaux et des structures essentielles de l’État, à la protection des sites jugés sensibles ou symboliques, à un soutien éventuel au contrôle aux frontières,
  • sortie de l’état d’urgence avec le projet de loi renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme (en vigueur le 1er novembre),
  • réunion d’un comité interministériel sur la politique de prévention de la radicalisation.

 

Une police de sécurité au quotidien (PSQ)

Après concertation, la police de sécurité au quotidien visera à s’adapter aux préoccupations et aux attentes des concitoyens, quelle que soit la nature du territoire. À titre expérimental, son déploiement est programmé début 2018 sur des sites pilotes représentant la diversité du pays.

À cela s’ajoute une réforme de la procédure pénale. Outre alléger les forces de police des charges procédurales, elle visera à recentrer ces dernières sur leurs missions fondamentales, à savoir, protéger, prévenir, intervenir et enquêter, en autorisant des sanctions et des mesures immédiates pour certains délits.

 

Une réflexion sur les contrôles d’identité (PSQ)

Là encore, il s’agit d’offrir davantage de souplesse aux forces de l’ordre en intégrant davantage les nouvelles technologies.

… ou les focus par thématique :