Les orientations budgétaires expriment le choix du courage, en s’appuyant sur une conjoncture économique favorable (croissance de 1,7% en 2017, 300 000 créations d’emplois marchands) pour mener à bien les réformes nécessaires à la transformation du pays.

L’exécutif envisage une baisse des dépenses publiques dans la durée que ce soit pour les dépenses pilotables par l’Etat dès 2019 ainsi que pour les collectivités locales avec une diminution de 13 milliards d’euros de dépenses de fonctionnement supportée par les 319 plus grandes collectivités. Les objectifs sont ambitieux. Le gouvernement projette en effet de réduire la dette de 5 points de PIB, la dépense publique de 3 points, le déficit de 2 points ainsi que le les prélèvement obligatoire d’un point.

Sérieux budgétaire ne signifie pas rigueur puisque les budgets de certains ministères, en cohérence avec le projet de transformation seront en hausse, comme celui des ministères régaliens (armée, justice, sécurité) mais aussi le budget de l’éducation ou encore celui de la transition écologique. Les réformes structurelles sont accompagnées par une ambitieuse stratégie d’investissement, qui pour 2018 – 2022 est portée à 57 milliards d’euros.

À la faveur d’un budget maîtrisé, 38 millions de Français bénéficieront d’une amélioration de leur pouvoir d’achat :

  • Baisse de 30% de la taxe d’habitation pour 80% des ménages dès 2018 et suppression totale d’ici la fin du quinquennat pour 80% des Français
  • Suppression et baisse des cotisations sociales, pour que le travail paie(cotisations chômage et maladie pour les salariés, cotisations familiales pour les indépendants)
  • Augmentation de la prime d’activité.
  • Augmentation du minimum vieillesse et de l’allocation adulte handicapé.
  • Revalorisation du complément mode de garde pour les familles monoparentales.
  • Crédit d’impôts sur les services à la personne.
  • Mesures d’accompagnement à la transition écologique (chèque énergie, prime à la conversion pour changer son véhicule

Concrètement, cela signifie qu’à la fin du quinquennat, un Français touchant de le SMIC verra augmenter son pouvoir d’achat de l’équivalent d’un 13e mois. Pour un célibataire retraité au minimum vieillesse, le gain de pouvoir d’achat sera de 1 140 € par an.

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