À partir du 1er janvier 2018, la baisse des cotisations sociales va permettre aux salariés du secteur privé et à un grand nombre de travailleurs indépendants (75% d’entre eux) de bénéficier d’un gain substantiel de pouvoir d’achat, et ce même en tenant compte de la hausse de la CSG de 1,7%.

Pour les agents publics (contractuels et fonctionnaires) : un dispositif de compensation des effets de la hausse de la CSG sera mis en œuvre à compter du 1er janvier 2018.

Pour les retraités, les 40% les plus modestes ne seront pas concernés par la hausse de la CSG. En tenant compte de la suppression progressive de la taxe d’habitation, la hausse de la CSG sera sans effet pour 2/3 des retraités.

 

Un soutien aux entrepreneurs et indépendants

le PLFSS prévoit :

  • Mise en place dès 2019 d’une « année blanche » de cotisations sociales pour tous les créateurs et repreneurs d’entreprise.
  • La suppression crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) et du crédit d’impôt sur les salaires (CITS). Ils seront remplacés en 2019 par une baisse de charges pérenne pour les employeurs.
  • Le régime social des indépendants (RSI), qualifié de « catastrophe industrielle » par la Cour des Comptes dans un rapport de 2012 sera supprimé.

 

Une prise en considération des besoins des plus fragiles

  • En 2018, 22 milliards d’euros seront consacrés au financement des établissements et services accueillant des personnes âgées en perte d’autonomie ou des personnes handicapées.
  • 2028 nouvelles places seront créées dans les services et établissements accueillant les personnes en situation de handicap, ainsi que 4525 places supplémentaires en (EHPAD).
  • Le minimum vieillesse sera revalorisé.
  • Enfin l’aide à la garde d’enfant bénéficiera de la majoration de 30% du complément de libre choix du mode de garde (CMG).

 

Moyens et prévention au cœur du projet de santé

  • 4,4 milliards d’euros de dépenses nouvelles seront prises en charge par la collectivité sur le champ de la maladie.
  • Augmentation de 2€ du forfait journalier hospitalier (FJH), qui passera de 18 à 20€.
  • Extension des obligations vaccinales pour les jeunes enfants (passer de 3 à 11 le nombre de vaccins obligatoires) et l’augmentation du prix du tabac (10€ en 2020, cf. focus sur le tabac).

 

Les objectifs :

  • Baisse du déficit public et le retour à l’équilibre du déficit de la Sécurité sociale En 2018, les dépenses de Sécurité sociale augmenteront de 2,1%, ce qui représente un effort d’économies supérieur à celui de 2017 (5,2 milliards d’euros si l’on tient compte de l’évolution tendancielle de la dépense).
  • Diminuer de 3 milliards d’euros en 2018, le déficit global de la Sécurité sociale pour atteindre l’équilibre des comptes à l’horizon 2020.

… ou les focus par thématique :