Engagement fort de la campagne présidentielle, l’égalité entre les femmes et les hommes est la grande cause de ce quinquennat et le mouvement de libération de la parole des femmes témoigne du malaise actuel.

Le “tour de France de l’égalité” lancé en octobre 2017 a permis d’identifier les bonnes pratiques mais aussi les angles morts de l’action publique auxquels le Gouvernement veut remédier, au même titre que le plan de lutte contre les violences sexistes et sexuelles dont le projet de loi crée l’infraction relative au harcèlement de rue, l’aggravation des peines mais aussi l’allongement du délai de prescription sur les crimes sexuels sur mineurs.

Marlène SCHIAPPA, Secrétaire d’État en charge de l’égalité entre les femmes et les hommes a présenté une cinquantaine de mesures pour pallier aux inégalités existantes. Budgétées dans la loi de finances 2018, à hauteur de 420 millions d’euros de crédits interministériels, elles ont pour objectif de diffuser la culture de l’égalité, renforcer l’égalité professionnelle, garantir l’accès aux droits et assurer l’exemplarité de l’Etat. Quant à un éventuel allongement du congé paternité, un rapport a été commandé par le Gouvernement. Il sera remis en juin 2018.

Diffuser la culture de l’égalité :
– Nomination d’un référent Égalité dans les établissements scolaires car tout commence à l’école.
– Objectif de 40 % de filles dans les filières scientifiques du supérieur d’ici 2020.

Renforcer l’égalité professionnelle :
– Des mesures volontaristes présentées aux partenaires sociaux visent à imposer une obligation de résultat en matière d’égalité salariale. Il existe aujourd’hui 25 % d’écart de salaires entre les femmes et les hommes, dont 9 % inexpliqués.
– Favoriser l’employabilité des femmes dans le secteur numérique, secteur en plein développement et créateur d’emplois afin qu’elles représentent 30 à 50% des effectifs dans les Grandes École du Numérique.
– Augmenter le nombre de cheffes d’entreprises par la création d’un réseau national de mentorat car elles ne sont aujourd’hui que 3%.

Garantir l’accès aux droits :
– Création de 5000 places d’hébergement en 2018 pour les femmes victimes de violence, et spécialisation de certains centres d’hébergement pour l’accueil et la mise en sécurité des demandeuses d’asile victimes de violences ou de traite.
– Création d’une plate-forme de géolocalisation en temps réel des places disponibles en hébergement pour les femmes victimes de violence (62 000 viols et tentatives de viols en France en 2016)
– Des contrats locaux contre les violences seront créés dans chaque département de métropole et d’outre-mer. Ils permettront à tous les acteurs locaux (élus, associations, police, travailleurs sociaux, urgentistes…) de partager leurs informations pour identifier le plus tôt possible les violences conjugales mais aussi intrafamiliales. En France, 1 femme décède tous les 3 jours sous les coups de son conjoint.

Exemplarité du service public
-Renforcer la féminisation des emplois de direction de l’État.
-Faire de l’égalité femme-homme une priorité de l’agenda de la présidence française du G7.

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